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Ya des parties de ma vie que j’ai pas souvent partagé…

  • Photo du rédacteur: Melody
    Melody
  • 23 avr. 2024
  • 2 min de lecture

Probablement parce que j’aimerais mieux pas m’en souvenir des fois.


Au secondaire, comme plusieurs j'avais zéro confiance en moi.

Pour être honnête, j’avais juste hâte que ça soit fini, pis j’me disais qu’au cégep ça irait dont mieux.

Mais en faite, c’est là que ça a dégénéré...





J’ai lentement développé une anthropophobie, une peur démesurée des gens.

C’est comme si j’observait ma propre vie de l’extérieur…


À un tel point que j’avais de la difficulté à dire à la serveuse ce que je voulais commander.

Que regarder les gens dans les yeux était mortel, comme s’ils allaient pouvoir déceler qu’au fond de moi, ya quelque chose qui cloche.

Que je suis pas normale.

Qu’à travers mon regard, ils allaient me démasquer et voir que j’étais vraiment pas bien.

Même parler à ma famille et mes amies me stressait!!


Je jouais constamment un rôle, en me racontant que s’ils savaient comment j’étais vraiment, ils s’en iraient sans doute tous.

Qui voudrait de quelqu’un d’aussi weird que moi anyway?

Les discours intérieurs que j’avais étaient loin d’être roses.

J’étais pris dans un mental qui ne voulait pas mon bien.

J’ai fini par abandonner le cégep, tellement j’étais pas bien là-bas (ni nul part ailleurs en fait)

J’ai passé des mois à juste rien faire… à part pleurer.

Jusqu’à ce que, par miracle, je reçoive une offre pour enseigner la danse, que je pratiquais depuis plusieurs années.


Ça a pris tout mon courage pour accepter; c’était tellement hors de ma zone de confort de parler devant un GROUPE quand j’avais de la difficulté à parler à 1 seule personne. Mais quelque chose au fond de moi me chuchotait que je devais le faire, ou du moins l’essayer, si je voulais pas vivre comme ça le reste de mes jours.


J’ai vite remarqué que lorsque j’enseignais, c’était impossible pour moi d’être ailleurs que dans le présent. Y'avait pu aucune place pour mes pensées destructives. Je revenais enfin dans mon corps, l’instant d’un cours, et je me sentais SIIII BIEN. Oh que j’en voulais plus!!!


C’est donc en enseignant de plus en plus, que je me suis tranquillement souvenue ce que c’était vraiment de vivre. Comme avant, quand j’étais petite fille sans tracas.


Pour moi enseigner la danse, ça s’est avéré à être l’accumulation de petits moments magiques, qui se sont déversé dans les autres sphères de ma vie et qui ont fini par me sauver !


Ya rien qui fait autant sourire mon coeur que de voir mes clients repousser les limites qu’ils s’étaient eux-mêmes imposées, reprendre leur pouvoir et briller comme ils le méritent.


Et c’est pour ça que j’en fait une mission de vie aujourd’hui, d’aider les gens à trouver ou retrouver cette joie de vivre à travers cet art thérapeutique.

 
 
 

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